GROUPE SUEZ Une vision globale au service d’une approche locale

C’est une tendance forte : les grands groupes cherchent à globaliser leurs achats par la signature d’un accord cadre qui couvre l’ensemble de leurs filiales. Notre enquête du jour, chez Suez, est à ce titre exemplaire. Nous vous présentons, à travers nos reportages, comment le groupe industriel fait vivre ce contrat, du siège de Suez à ses filiales, au plan national ou régional.
France Sécurité a signé un accord-cadre de distribution d’ÉPI avec Suez. Cette politique de globalisation tient compte de la diversité des métiers représentés au sein du groupe spécialisé dans l’énergie et l’environnement, et des spécificités d’organisation de ses différentes sociétés. La Direction des Achats de Suez est constituée d’une équipe de managers internationaux. Peter Wagemans, belge, a pris récemment la responsabilité de la catégorie “ÉPI” au sein d’Opting, la structure au sein de la Direction des Achats dédiée à la gestion des achats transversaux. Il remplace à ce poste son compatriote Bart De Keyser, appelé à d’autres fonctions au sein du groupe, après avoir conduit avec succès la mise en place d’un accord-cadre avec France Sécurité qui porte sur la distribution d’ÉPI. Une démarche qui s’inscrit dans le temps, comme l’indiquent les deux managers d’une même voix, rencontrés à l’occasion de leur passage de témoin interne. “Ce projet a été engagé fin 2003. Il se poursuit métier par métier et société par société, afin de tenir compte des spécificités professionnelles de nos différentes activités et des organisations des différentes sociétés du groupe Suez”. Cette approche globale d’achats d’ÉPI au niveau du groupe s’inscrit dans une logique de rationalisation des coûts et de réduction du nombre de fournisseurs. Pour autant, la Direction des Achats du groupe Suez, identifiée aujourd’hui par un seul interlocuteur, s’applique à ne pas étouffer l’autonomie des entreprises ni leur enthousiasme. Pour cela, Suez privilégie une méthode de travail basée sur l’information, l’échange et la communication. “Les actions corporate ne sont pas pensables si vous ne travaillez pas en équipe,” insistent Peter Wagemans et Bart De Keyser, qui comparent le projet dont ils ont la charge à “un édifice que l’on construit, que l’on fait vivre et que l’on fait évoluer, après une étude de marché approfondie et un travail de réflexion interne menés en étroite collaboration avec un fournisseur spécialisé sélectionné par Suez”.
Un véritable esprit de partenariat
France Sécurité a été le “fournisseur spécialisé” retenu pour ce projet. “Avec votre société, nous apprenons à nous connaître. Nous parlons ensemble un langage clair et nous mettons en place un programme d’actions concrètes : suivi de développement des projets, reporting des contacts établis avec les entreprises du groupe, établissement des cahiers des charges, axes de progrès...,” expliquent les responsables Achats du groupe Suez. Ces derniers ont enregistré des échos “plutôt positifs” du travail de France Sécurité sur le terrain, même si ce constat d’ensemble n’exclut pas ici ou là tel problème d’approvisionnement par exemple. “La particularité d’un accord-cadre est de ne pas solutionner toutes les difficultés locales,” rétorquent Peter Wagemans et Bart De Keyser, qui mettent en avant la nécessité “de juxtaposer les niveaux d’intervention” et “de déployer le contrat en tenant compte des contraintes opérationnelles”. Au sein du groupe Suez, les sociétés qui possédaient déjà un réflexe d’approche rationnelle globale n’ont aucune difficulté d’adaptation dans la mise en place du projet. Pour les autres, les démarches d’information de la Direction des Achats de Suez qui s’évertue à comprendre les besoins des différentes sociétés du groupe, ont facilité grandement les choses et portent leurs fruits.
Des résultats intéressants
Cette politique de globalisation des achats d’ÉPI présente différents atouts pour Suez. Le premier est d’ordre managérial, puisqu’il fédère les différentes entreprises dans “un esprit de groupe”. Le second est financier. Il génère des gains financiers mécaniques, du fait de l’effet de volume, et des économies sensibles grâce à une démarche rationalisée. Les gains peuvent aller jusqu’à 30% pour des structures locales ou régionales. Pour des sociétés d’envergure nationale, comme Elyo ou la Lyonnaise des Eaux, qui disposaient déjà avant l’accord-cadre d’une logistique centralisée, les plus-values ont été estimées par Suez, respectivement, à 14% et à 9%. Sans oublier d’autres avantages, parfois difficiles à chiffrer, en termes d’amélioration des processus de commande, de logistique, de stockage ou de mutualisation des produits. Une politique de globalisation des achats d’ÉPI qui, pour ce qui concerne France Sécurité aujourd’hui, se limite à la France, mais qui pourrait s’étendre demain à une échelle plus large. Des réflexions entre France Sécurité et Greenham, les deux entités ÉPI du Groupe Bunzl en France et en Angleterre, sont en cours. Elles donneront peut-être un jour aux relations entre le Groupe Suez et le distributeur d’ÉPI une portée encore plus grande…
SUEZ L’énergie du développement

Entreprise historique de dimension internationale, le groupe Suez est aujourd’hui à la pointe d’activités industrielles et de services liées à l’énergie et à l’environnement.
Suez dispose d’un arbre généalogique touffu, dont l’origine remonte jusqu’au Roi Guillaume, fondateur de la “Société Générale des Pays-Bas” en 1822. Un prélude historique qui n’a d’autre intérêt que d’inscrire le grand groupe industriel dans le temps et l’histoire. Pendant longtemps, le vocable de l’entreprise a été associé au Canal de Suez, nationalisé par l’Egypte en 1956. Mais avec les années 80, le groupe enregistre une vague d’acquisitions et de fusions - notamment avec Lyonnaise des Eaux et Tractebel - qui ont pour effet de lui donner une dimension internationale de premier plan. Le groupe Suez, dont les ramifications sont nombreuses, fait en effet partie du patrimoine des grandes firmes internationales industrielles et de services, ce qui lui vaut d’être convoité1. Ses différentes entités conçoivent des solutions durables et innovantes dans la gestion de services d’utilité publique en tant que partenaire des collectivités, des entreprises et des particuliers dans l’électricité, le gaz, les services à l’énergie, l’eau et la propreté.
Des activités de premier plan dans l’énergie et l’environnement”
Les compétences de Suez dans le secteur de “l’énergie” couvrent l’ensemble de la chaîne industrielle et de services. Cette diversité permet à ses différentes sociétés (Electrabel, Distrigaz, Fluxys, Suez Energie International, Elyo, Fabricom ou encore Tractebel Engineering) de développer des solutions sur mesure répondant aux nombreux impératifs de toute entreprise ou collectivité. De la vente, la production ou le négoce d’électricité à la conception, la construction et l’exploitation d’infrastructures spécialisées, Suez est omniprésent dans le domaine électrique comme dans le gaz (hors production). Le groupe a développé en outre des compétences en matière de services à l’énergie, avec la conception, la réalisation, la gestion et la maintenance de sites industriels, de génie électrique, mécanique et climatique. Suez propose également en matière “d’environnement” - son deuxième pôle de prédilection - différentes solutions aux industriels et aux particuliers à travers le monde. Ses différentes entreprises (Lyonnaise des Eaux, Ondeo Industrial Solutions, SITA et Degrémont) répondent aux besoins croissants des collectivités et des entreprises dans ce domaine, tout en appliquant les normes environnementales nécessaires à une indispensable stratégie de développement durable. Des usines de traitement (eau potable, dessalement, eaux usées, eaux pluviales, traitement des boues) à la production et à la distribution d’eau potable, Suez est un acteur majeur de ce secteur. Ses compétences sont également connues dans les domaines de la collecte des déchets ménagers, industriels, dangereux et non dangereux, dans le tri, le recyclage et la valorisation biologique, l’incinération avec valorisation énergétique, le stockage des déchets ménagers et industriels, la propreté urbaine, l’assainissement, la maintenance industrielle ou encore le traitement des sites et des sols pollués.
Des activités sensibles au développement durable
Présent depuis 150 ans dans les métiers de l’énergie, de l’eau et de la propreté, Suez mesure avec acuité la nécessité de s’engager dans des réalisations concrètes en matière de développement durable. A cet effet, le Groupe a adhéré dès 2000 aux principes du Pacte Mondial par la voix de son PDG Gérard Mestrallet et a intégré cette dimension dans sa gouvernance d’entreprise, notamment à travers un système performant de reporting environnemental et social dans une démarche de progrès. “Aujourd’hui, mener un développement durable est impératif : les défis que nous avons collectivement à gérer en ce début du 21e siècle sont immenses. Pour continuer de répondre aux besoins vitaux de manière efficace, nous estimons que nos métiers doivent prendre en compte cinq défis majeurs : l’ancrage territorial, la mutation des marchés, la lutte contre les changements climatiques, la préservation des ressources et la qualité de vie des populations actuelles et des générations à venir. Suez, par ses métiers et par ses positions, est au cœur de ces enjeux et contribue à apporter des solutions.” indique le N° 1 de Suez. Un dirigeant qui connaît mieux que quiconque le célèbre proverbe indien “la terre n’est pas un don de nos parents, ce sont nos enfants qui nous la prêtent…”
“La terre n’est pas un don de nos parents, ce sont nos enfants qui nous la prêtent…”
1 - Le groupe italien d’électricité Enel a laissé entendre au premier semestre 2006 qu’il envisageait de lancer une OPA sur le groupe franco-belge d’énergie et d’environnement Suez. De leur côté, Suez et Gaz de France ont annoncé le principe d’une fusion qui donnerait naissance à un grand groupe industriel européen de l’énergie.
LYONNAISE DES EAUX Le fruit de l’expérience
La Lyonnaise des Eaux s’appuie sur une organisation rationnelle et efficace en matière de gestion des ÉPI. Une maturité qui résulte de la complémentarité des services Achats et Prévention des risques de l’entreprise, dont l’expérience profite à l’ensemble du groupe Suez.
“France Sécurité est un fournisseur stratégique. Son activité touche à la sécurité, une priorité pour notre entreprise”. Patrice Galiotto, acheteur ÉPI au sein du pôle des “achats transversaux” de la Lyonnaise des Eaux, joue la carte de la transparence quant au rôle et aux obligations du distributeur d’ÉPI. La collaboration entre les deux entités est née au début de l’année 2001 et repose sur un cahier des charges rigoureux. Revue de business, évaluation du fournisseur, plan d’amélioration... France Sécurité fait l’objet d’un suivi particulier. “Nous attendons que France Sécurité, par sa notoriété, nous garantisse une disponibilité, une qualité et une pérennité des produits conformément aux engagements pris. Ces prestations doivent s’accompagner d’une veille réglementaire et technologique et d’un suivi commercial de terrain, le tout dans des conditions économiques qui répondent à nos exigences”. Patrice Galiotto, salarié de la Lyonnaise des Eaux depuis 1999 et chargé des achats “Sécurité” depuis 2003, fait donc vivre un contrat antérieur à celui qui a été signé entre le distributeur et Suez. “Nous disposions en effet d’une expérience préalable au contrat groupe. Cet accord nous a permis néanmoins de bénéficier, grâce à une globalisation à grande échelle, de conditions tarifaires améliorées”, précise l’acheteur. Un aspect financier qui ne doit pas occulter l’autre face du métier de Patrice Galiotto, à savoir la mise en place d’une organisation très structurée, en liaison étroite avec la direction de la prévention et les utilisateurs d’ÉPI. “Notre mission est de mettre en place le dispositif le plus efficace possible pour améliorer la protection de nos salariés, et diminuer du même coup le nombre et la gravité des accidents. C’est le leitmotiv de notre entreprise, aussi exigeante sur ce point vis-à-vis de ses salariés qu’à l’encontre de ses sous-traitants”. Une politique qui ne reste pas lettre morte sur le terrain. Pour la Lyonnaise des Eaux tout chantier peut être arrêté à tout moment si les conditions de sécurité des salariés ne sont pas respectées.
Une organisation rationnelle et professionnalisée
Les risques professionnels auxquels sont soumis les salariés de la Lyonnaise des Eaux leur imposent de disposer d’un panel d’équipements “de la tête aux pieds” : ÉPI classiques pour les chantiers BTP, produits de haute visibilité pour les travaux sur des lieux de passage jusqu’aux ÉPI très spécifiques (manipulation de produits chimiques, détection de gaz...). L’entreprise a donc élaboré un catalogue personnalisé, de 200 produits environ, qui répond à presque 90% des besoins des salariés. Les demandes particulières font l’objet de commandes “hors catalogue” et passent par les agences de France Sécurité. Elles émanent soit de filiales de la Lyonnaise des Eaux dont l’activité est particulière, soit sont liées à l’obtention d’un marché très pointu. France Sécurité centralise les ÉPI destinés à la Lyonnaise des Eaux sur une de ses plates-formes, avec un stock dédié pour les produits les plus demandés. Le distributeur expédie les commandes passées par intranet aux centres régionaux de la filiale de Suez, globalisées au préalable par leurs “cellules approvisionnement”. Ces dernières éclatent ensuite si besoin les ÉPI vers d’autres points de livraison, assurant ainsi une distribution “interne” rapide et efficace à l’ensemble “de son réseau”, qui couvre la France entière. Bien évidemment, les produits sélectionnés ont été validés en amont par des groupes de travail et les directions achat et prévention des risques, qui travaillent en binôme. “Notre structure s’est professionnalisée au fil du temps. Nous cherchons toujours à la faire évoluer,” conclut Patrice Galiotto. La preuve avec des axes de progrès évoqués avec France Sécurité, sur l’achat électronique ou des évolutions sur les données statistiques. Des initiatives qui serviront peut-être à d’autres entités de Suez, à l’occasion de ses “quartiers généraux de la sécurité”, forums d’échanges entre diverses sociétés du groupe. “Il faut se mettre à plusieurs pour être un sage”, prédisait Jules Renard. La Lyonnaise des Eaux et Suez ne diront pas le contraire.
COMPAGNIE NATIONALE DU RHONE Sûreté et sécurité, deux exigences majeures pour la Compagnie Nationale du Rhône

Créée en 1933 à Lyon, la Compagnie Nationale du Rhône (CNR), concessionnaire du plus puissant fleuve français, l’aménage et l’exploite selon trois missions solidaires : la production d’électricité, l’amélioration de la navigation, l’irrigation et autres usages agricoles. De la frontière Suisse à la mer Méditerranée, la CNR a réalisé 19 centrales, 19 barrages et 12 écluses à grands gabarit, 29 sites industriels et portuaires. Deuxième producteur d’électricité français, la CNR produit et commercialise 25% de l’hydroélectricité française.
La Compagnie Nationale du Rhône (CNR) concepteur et exploitant des centrales, barrages et écluses du Rhône, est le deuxième producteur d’électricité français. Il est le seul à détenir une certification d’origine 100% renouvelable pour la totalité de sa production (label TUV EE-02). De par l’étendue de ses activités, ses agents sont régulièrement amenés à intervenir sur des missions diversifiées. Pour la CNR, tout comme pour son partenaire Suez, garantir la sûreté optimale de ses ouvrages et la sécurité des personnels qui côtoient ses équipements industriels sont des exigences majeures. Toutes les dispositions nécessaires sont donc prises pour parer aux risques liés au fonctionnement des ouvrages. Dans le cadre de sa politique sûreté et sécurité, elle veille notamment à ce que chaque aménagement dispose d’équipements de protection individuelle (ÉPI) fiables et parfaitement adaptés. A cet effet, les Directions Achats et Sécurité de la Compagnie ont choisi, en concertation étroite avec les exploitants, des équipements répondant à leurs critères de qualité, de durabilité et de coût. Ces exigences les ont amenés à sélectionner France Sécurité. La Compagnie a travaillé en synergie avec Christophe Maillet de France Sécurité sur ce sujet. “C’est notre interlocuteur unique et nous apprécions tout particulièrement la qualité de ses recommandations techniques. En fonction de nos préconisations, il nous a confectionné un catalogue sur-mesure répondant à nos besoins,” témoigne Christian Heimburger, responsable du département gestion des risques et qualité.
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